Une activité réelle, mais bien moins simple et gratuite que ne le laisse penser la publicité
La publicité présente cette méthode comme une « activité complémentaire parfaite » permettant de gagner entre 500 et 1 000 € par mois avec environ une heure de travail par jour. Après vérification, la réalité me paraît beaucoup moins simple.
L’étude de cas et l’appel sont annoncés comme gratuits, mais ils servent surtout d’entrée vers une formation payante. Le prix de cette formation n’est pas affiché clairement sur le site : il faut prendre rendez-vous pour le découvrir. Le site reconnaît d’ailleurs lui-même que son tarif est « élevé ». La mention « 100 % gratuit » mérite donc d’être comprise comme concernant uniquement la présentation ou l’appel, et non l’accompagnement complet.
L’activité enseignée est de l’achat-revente : acheter des produits en promotion, en déstockage ou d’occasion, puis les revendre sur Amazon, Fnac, Darty, Cdiscount, Rakuten, Vinted ou Leboncoin. Ce modèle peut fonctionner, mais il ne s’agit pas simplement de vendre quelques objets personnels.
Lorsqu’on achète régulièrement des produits dans le but de les revendre avec bénéfice, on exerce une activité commerciale professionnelle. Il faut donc créer et déclarer une entreprise, par exemple une micro-entreprise, tenir un registre des achats, déclarer son chiffre d’affaires, payer les cotisations et respecter les obligations d’un vendeur professionnel : facturation, droit de rétractation, garanties, retours et service après-vente.
Il faut surtout distinguer chiffre d’affaires et bénéfice réel. Exemple simplifié pour une vente à 100 € :
– achat du produit : 60 € ;
– commission de la marketplace : 12 € ;
– emballage et frais restant à charge : 5 € ;
– cotisations sociales et contribution professionnelle : environ 12,40 €.
Il ne reste alors qu’environ 10,60 € avant impôt, retours, produits défectueux ou invendus. Pour obtenir réellement 500 € mensuels dans cet exemple, il faudrait réaliser environ 48 ventes à 100 €, soit près de 4 800 € de chiffre d’affaires par mois.
Le calculateur proposé sur le site présente une « marge nette », mais il faut vérifier s’il intègre réellement toutes les cotisations, la fiscalité, les abonnements aux marketplaces, les remboursements et les invendus. Une marge commerciale n’est pas nécessairement un bénéfice disponible.
Je ne dis pas que cette activité est une arnaque. L’achat-revente est un vrai métier et certaines personnes peuvent en tirer un revenu. En revanche, la présentation publicitaire minimise selon moi le besoin de trésorerie, les formalités, les risques liés au stock et le volume de ventes nécessaire.
Avant de payer une formation, il me semblerait plus prudent de demander par écrit son prix TTC total, les conditions précises du remboursement et le pourcentage réel d’élèves atteignant 500 € de bénéfice net — et non simplement 500 € de chiffre d’affaires. On peut également tester soi-même cette activité avec quelques produits et un petit budget avant d’investir une somme importante dans un accompagnement.
Avis fondé sur l’analyse des informations publiques du site. Je n’ai pas acheté ni suivi la formation.








